La culture russe au milieu et dans la seconde moitié du 18e siècle

La seconde moitié du 18e siècle marque un tournant décisif pour la culture russe. Sous l'impulsion des réformes de Pierre le Grand puis du règne éclairé de Catherine II, la Russie s'ouvre aux idées des Lumières européennes. De Lomonossov à Radichtchev, du premier théâtre professionnel à la naissance de la littérature classique, cette époque pose les fondements de la grandeur culturelle russe du siècle suivant.

Statue équestre de Pierre le Grand à Saint-Pétersbourg, symbole de la modernisation culturelle de la Russie au 18e siècle

Conditions du développement

Pour comprendre l'essor culturel de la Russie dans la seconde moitié du 18e siècle, il faut remonter aux transformations profondes initiées par Pierre le Grand (1682-1725). Ses réformes radicales — ouverture d'une « fenêtre sur l'Europe » avec la fondation de Saint-Pétersbourg, modernisation de l'armée, création d'institutions éducatives et scientifiques, réforme de l'administration — avaient fondamentalement modifié les conditions dans lesquelles la culture russe pouvait se développer.

L'Académie des sciences, fondée en 1724 sur le modèle des académies européennes, devint rapidement un centre intellectuel de premier plan. L'Académie des beaux-arts, créée en 1757, offrit pour la première fois aux artistes russes une formation professionnelle systématique, jetant les bases d'un art russe académique qui allait rayonner bien au-delà des frontières de l'Empire. Ces institutions constituèrent l'infrastructure indispensable à l'éclosion culturelle qui allait suivre.

Sur le plan économique, la Russie connut une expansion remarquable au cours du 18e siècle. La métallurgie de l'Oural fit du pays le premier producteur européen de fonte. Le commerce intérieur et extérieur se développa considérablement. La population doubla, passant d'environ 15 millions d'habitants au début du siècle à plus de 36 millions à sa fin. Cette croissance démographique et économique fournit les ressources nécessaires au développement culturel.

Le règne de Catherine II (1762-1796) marqua l'apogée de cette période. Princesse allemande devenue impératrice de Russie par un coup d'État, Catherine avait reçu une éducation intellectuelle remarquable et entretenait des ambitions culturelles immenses pour son empire d'adoption. Sa politique étrangère — annexion de la Crimée, partages de la Pologne, guerres victorieuses contre l'Empire ottoman — renforça le prestige international de la Russie et lui donna les moyens de sa politique culturelle.

L'influence des Lumières

L'idéologie des Lumières européennes, née en France et diffusée à travers le continent, trouva en Russie un terrain d'accueil à la fois réceptif et paradoxal. Catherine II se voulait une « souveraine éclairée », incarnant les principes de raison, de tolérance et de progrès prônés par les philosophes français. Cette posture, sincère dans ses intentions initiales, se heurtait à la réalité d'un empire fondé sur le servage et l'autocratie.

La correspondance entre Catherine et Voltaire, entretenue pendant quinze ans (1763-1778), constitue l'un des témoignages les plus remarquables de cette rencontre entre les Lumières françaises et le pouvoir russe. L'impératrice sollicitait les conseils du philosophe sur des questions de législation, d'éducation et de politique religieuse. Voltaire, de son côté, voyait en Catherine la réalisation de son idéal de despotisme éclairé et la couvrait d'éloges dans ses écrits publics.

Denis Diderot, l'encyclopédiste, fut invité à Saint-Pétersbourg en 1773-1774, où il séjourna pendant cinq mois. Ses conversations quotidiennes avec l'impératrice portèrent sur tous les sujets imaginables : éducation, législation, économie, philosophie. Diderot présenta des projets ambitieux de réforme, que Catherine écouta avec intérêt mais qu'elle jugea inapplicables dans le contexte russe. « Vous travaillez sur le papier, qui supporte tout », aurait-elle répondu au philosophe, « tandis que moi, pauvre impératrice, je travaille sur la peau humaine, qui est bien plus irritable et chatouilleuse. »

L'influence des Lumières se manifesta concrètement dans plusieurs domaines. Catherine rédigea en 1767 son fameux Nakaz (Instruction), un document de 655 articles destiné à guider les travaux de la Commission législative chargée d'élaborer un nouveau code de lois. Largement inspiré de L'Esprit des lois de Montesquieu et du traité Des délits et des peines de Beccaria, le Nakaz proclamait des principes de tolérance religieuse, de limitation de la torture et d'égalité devant la loi. Cependant, il ne remettait pas en cause le servage ni l'autocratie, révélant les limites de l'engagement « éclairé » de Catherine.

Maturation des Lumières russes

Si Catherine II incarnait les Lumières « d'en haut », une pensée éclairée « d'en bas » commença à se développer dans la seconde moitié du siècle, portée par des intellectuels russes qui poussèrent la logique des Lumières plus loin que ne le souhaitait le pouvoir impérial.

Nikolaï Novikov (1744-1818) fut le premier grand éditeur et journaliste russe. Ses revues satiriques — Le Bourdon (Truten'), Le Peintre (Zhivopisets) — critiquaient les mœurs de la noblesse, la corruption administrative et le traitement inhumain des serfs. Novikov publia également des ouvrages éducatifs, philosophiques et historiques à travers sa maison d'édition, contribuant à créer un espace de débat public en Russie. Membre actif de la franc-maçonnerie russe, il fut finalement arrêté en 1792 et emprisonné pendant quinze ans, victime de la réaction conservatrice déclenchée par la Révolution française.

Alexandre Radichtchev (1749-1802) franchit un pas décisif avec la publication, en 1790, de son Voyage de Saint-Pétersbourg à Moscou. Cette œuvre, structurée comme un récit de voyage, décrivait avec une précision dévastatrice les souffrances des serfs russes, les abus des propriétaires terriens et l'injustice fondamentale du système social. Radichtchev y condamnait non seulement les excès individuels, mais le principe même du servage.

La réaction de Catherine II fut violente. Elle annota personnellement l'ouvrage de commentaires furieux et qualifia Radichtchev de « rebelle pire que Pougatchev » — référence au chef cosaque qui avait mené la plus grande révolte paysanne de l'histoire russe en 1773-1775. Radichtchev fut arrêté, condamné à mort pour « atteinte à la majesté impériale et tentative de sédition », puis gracié et exilé en Sibérie pour dix ans.

L'affaire Radichtchev marqua un tournant dans l'histoire intellectuelle russe. Elle révéla la contradiction fondamentale du despotisme éclairé : un pouvoir qui encourageait la pensée libre tant qu'elle ne remettait pas en cause ses fondements. Cette tension entre aspiration aux Lumières et répression de la dissidence allait devenir un motif récurrent de la culture russe pendant les deux siècles suivants.

Système éducatif

Le développement du système éducatif constitua l'un des chantiers les plus ambitieux du règne de Catherine II. Ivan Betsky, conseiller de l'impératrice pour les questions d'éducation, proposa en 1764 un programme visionnaire : créer une « race nouvelle d'hommes » par une éducation commençant dès l'enfance et isolant les élèves des influences néfastes de la société existante.

Ce projet utopique se concrétisa partiellement avec la création d'établissements d'éducation « fermés » : l'Institut Smolny pour les jeunes filles nobles (1764), le premier établissement d'enseignement féminin en Russie, et diverses maisons d'éducation pour les enfants trouvés. L'idée de Betsky, influencée par les théories pédagogiques de Locke et de Rousseau, était de former des citoyens vertueux en les soustrayant aux vices de leur milieu social d'origine.

La réforme scolaire de 1786, plus pragmatique, établit un réseau d'écoles publiques à travers l'empire. Des « écoles principales » (quatre ans d'études) furent créées dans les chefs-lieux de gouvernement, et des « petites écoles » (deux ans) dans les villes de district. Le programme comprenait la lecture, l'écriture, l'arithmétique, la géographie, l'histoire, les sciences naturelles et le catéchisme.

À la fin du siècle, la Russie comptait environ 315 écoles publiques accueillant quelque 20 000 élèves — chiffres qui peuvent sembler modestes pour un empire de 36 millions d'habitants, mais qui représentaient un progrès considérable par rapport à la situation antérieure. La formation des enseignants constituait un défi majeur : on fit appel à des pédagogues étrangers, principalement autrichiens, et on créa des séminaires pour former les maîtres russes.

Cependant, une limitation fondamentale entachait tout le système éducatif : les paysans, qui constituaient plus de 90 % de la population, en étaient systématiquement exclus. L'éducation restait un privilège réservé à la noblesse, au clergé et, dans une moindre mesure, à la bourgeoisie urbaine naissante. Cette exclusion massive constituait le paradoxe central des Lumières russes : un projet de progrès universel construit sur le maintien d'une inégalité structurelle radicale.

Développement scientifique

Mikhaïl Vassilievitch Lomonossov (1711-1765) domine la vie scientifique et culturelle russe du 18e siècle avec une stature comparable à celle d'un Léonard de Vinci ou d'un Benjamin Franklin. Fils d'un pêcheur du nord de la Russie, il quitta son village natal à pied, à l'âge de dix-neuf ans, pour rejoindre Moscou et y poursuivre des études. Son parcours exceptionnel illustre la mobilité sociale que les réformes de Pierre le Grand avaient rendue possible, au moins pour les individus les plus exceptionnellement doués.

En physique et en chimie, Lomonossov formula indépendamment le principe de conservation de la matière et de l'énergie, anticipant les travaux de Lavoisier. En astronomie, il découvrit l'atmosphère de Vénus lors du transit de la planète devant le soleil en 1761 — observation confirmée seulement au 20e siècle par les sondes spatiales. En géologie, il proposa une théorie de la formation des minéraux et des métaux qui s'écartait des conceptions dominantes de l'époque.

Mais Lomonossov n'était pas seulement un scientifique. Poète de talent, il réforma la versification russe et composa des odes solennelles qui fondèrent le genre en Russie. Grammairien, il publia une Grammaire russe (1755) qui contribua à fixer les normes de la langue littéraire. Historien, il travailla à une Histoire ancienne de la Russie qui contestait les théories normandes sur l'origine de l'État russe. En 1755, son projet aboutit à la fondation de l'Université de Moscou, qui porte aujourd'hui son nom et reste la plus prestigieuse institution d'enseignement supérieur de Russie.

D'autres figures scientifiques et techniques marquèrent cette période. Ivan Polzounov (1728-1766), mécanicien de l'Oural, construisit en 1766 la première machine à vapeur atmosphérique de Russie, capable d'actionner les soufflets d'un haut fourneau sans énergie hydraulique. Malheureusement, Polzounov mourut de tuberculose quelques jours avant la mise en service de sa machine, et son invention ne fut pas développée — symbole du décalage entre les capacités inventives russes et les conditions institutionnelles nécessaires à leur exploitation.

Ivan Koulibin (1735-1818), mécanicien autodidacte originaire de Nijni Novgorod, stupéfia la cour impériale par ses inventions : une horloge en forme d'œuf contenant un automate musical, un projet de pont à arche unique de 298 mètres pour enjamber la Neva, un chariot automoteur (ancêtre de l'automobile), un système d'éclairage à réflecteur parabolique. Bien que la plupart de ses inventions n'aient pas été mises en production, Koulibin incarna le génie technique populaire russe.

Vassili Tatichtchev (1686-1750), bien qu'appartenant à la génération précédente, mérite d'être mentionné pour son Histoire de la Russie depuis les temps les plus anciens, premier ouvrage d'histoire systématique écrit en Russie. Tatichtchev rassembla et analysa un corpus considérable de chroniques médiévales, dont certaines sont aujourd'hui perdues et ne nous sont connues que par ses citations.

Littérature

La littérature russe de la seconde moitié du 18e siècle est dominée par le classicisme, courant esthétique importé de France mais adapté aux réalités russes. Le classicisme imposait une hiérarchie stricte des genres littéraires, une séparation rigoureuse entre le « haut » (tragédie, ode, épopée) et le « bas » (comédie, fable, satire), et le respect de règles formelles précises.

Lomonossov, là encore, joua un rôle fondateur. Sa théorie des « trois styles » (tri chtilia) proposait de répartir les genres littéraires en trois catégories correspondant à trois registres de langue : le style élevé (mêlant slavon d'église et russe) pour l'ode et la tragédie, le style moyen (russe littéraire pur) pour la prose scientifique et le théâtre, et le style bas (russe courant, incluant des éléments populaires) pour la comédie et la satire. Cette théorie, bien que rigide, eut le mérite d'organiser l'espace littéraire russe et de poser les bases d'une réflexion sur la langue littéraire.

Alexandre Soumarokov (1717-1777) fut le premier dramaturge professionnel russe. Ses tragédies, inspirées de Racine et de Voltaire, mettaient en scène des conflits entre le devoir et la passion dans un cadre historique russe ou antique. Ses comédies, plus originales, satirisaient les mœurs de la noblesse avec une verve qui annonçait Fonvizine.

Denis Fonvizine (1744-1792) est considéré comme le premier grand auteur comique russe. Sa comédie Le Brigadier (1769) raillait la gallomanie de la noblesse russe, tandis que Le Mineur (Nedorosl', 1782), son chef-d'œuvre, dressait un portrait dévastateur de l'ignorance et de la brutalité des propriétaires terriens provinciaux. Le personnage de Prostakova, mère tyrannique qui refuse d'éduquer son fils tout en le gâtant outrageusement, est devenu un archétype de la littérature russe. La réplique « je ne veux pas étudier, je veux me marier ! » est restée proverbiale.

Gavrila Derjavine (1743-1816) représente l'aboutissement et le dépassement du classicisme poétique russe. Ses odes, d'abord conformes au modèle lomonossovien, évoluèrent progressivement vers une expression plus personnelle et plus audacieuse. Son ode Felitsa (1782), adressée à Catherine II, innovait en mêlant l'éloge solennel et la satire de la cour avec un humour et une familiarité inédits dans le genre. Son poème Dieu (1784), méditation philosophique sur la place de l'homme dans l'univers, atteint une profondeur lyrique qui annonce déjà le romantisme. Derjavine est la figure qui fait le lien entre l'ère classique et l'âge d'or de la poésie russe, celui de Pouchkine et de ses contemporains.

Théâtre

L'histoire du théâtre professionnel russe commence véritablement en 1756, lorsqu'un décret impérial d'Elisabeth Ire crée le premier théâtre public permanent à Saint-Pétersbourg. Mais les origines de cet événement remontent à une initiative privée née dans la ville provinciale de Iaroslavl.

Fiodor Grigorievitch Volkov (1729-1763), fils d'un marchand de Iaroslavl, avait découvert le théâtre à Moscou et à Saint-Pétersbourg lors de voyages d'affaires. De retour dans sa ville natale, il fonda en 1750 une troupe théâtrale amateur qui se produisait d'abord dans un hangar, puis dans un véritable théâtre construit à ses frais. La qualité de ses spectacles attira l'attention des autorités, et en 1752, Volkov et ses acteurs furent convoqués à Saint-Pétersbourg pour se produire devant la cour.

Impressionnée, l'impératrice Elisabeth décida de professionnaliser cette troupe en l'envoyant se former au Corps des cadets nobles. En 1756, le premier théâtre professionnel public russe fut officiellement créé, avec Soumarokov comme directeur et Volkov comme principal acteur. La mort prématurée de Volkov en 1763, des suites d'un refroidissement contracté lors des festivités du couronnement de Catherine II, priva le théâtre russe de son fondateur à l'âge de trente-quatre ans.

Le théâtre du 18e siècle obéissait à une hiérarchie stricte des genres héritée du classicisme français. La tragédie, genre noble par excellence, traitait de sujets historiques ou mythologiques et mettait en scène des personnages royaux confrontés à des dilemmes moraux. La comédie, genre « inférieur » mais populaire, se moquait des vices et des ridicules de la société contemporaine. Cette hiérarchie se reflétait dans le statut social des acteurs : les tragédiens jouissaient d'un prestige bien supérieur à celui des comédiens.

Sous Catherine II, le théâtre connut un essor considérable. L'impératrice elle-même écrivit des comédies — médiocres sur le plan littéraire mais révélatrices de ses préoccupations politiques et morales. Le répertoire s'enrichit progressivement d'œuvres russes originales, réduisant la dépendance envers les traductions et adaptations de pièces françaises, italiennes et allemandes.

Le théâtre de serf (krepostnoï teatr) constitua un phénomène spécifiquement russe. De riches propriétaires terriens entretenaient des troupes composées de leurs propres serfs, parfois formés professionnellement en Italie ou en France. Le théâtre du comte Cheremetiev à Kouskovo, puis à Ostankino, atteignit un niveau artistique remarquable. La tragique histoire d'amour entre le comte Nikolaï Cheremetiev et son actrice serf Prakovya Kovaleva-Jemtchoujnikova, qu'il finit par épouser secrètement, est devenue l'un des épisodes les plus romanesques de l'histoire culturelle russe.

À la fin du 18e siècle, le théâtre russe avait acquis une identité propre et formé un public cultivé. Les grands dramaturges du siècle suivant — Griboïedov, Gogol, Ostrovski, Tchekhov — allaient s'appuyer sur ces fondations pour porter le théâtre russe au rang d'art universel.

Questions fréquentes sur la culture russe au 18e siècle

Quel rôle Catherine la Grande a-t-elle joué dans la culture russe du 18e siècle ?

Catherine II a joué un rôle central en tant que « souveraine éclairée ». Elle a entretenu une correspondance avec Voltaire, accueilli Diderot à Saint-Pétersbourg, réformé le système éducatif et encouragé les arts et les sciences. Cependant, son engagement envers les Lumières avait ses limites, comme l'a montré sa réaction sévère face à Radichtchev et son refus d'abolir le servage.

Qui était Lomonossov et pourquoi est-il important ?

Mikhaïl Lomonossov (1711-1765) était un scientifique, poète et penseur universaliste russe. Fils d'un pêcheur, il a formulé le principe de conservation de la matière, découvert l'atmosphère de Vénus, fondé l'Université de Moscou en 1755 et contribué à moderniser la langue littéraire russe. Il est considéré comme le père de la science russe.

Quand le premier théâtre public professionnel russe a-t-il été créé ?

Le premier théâtre public professionnel russe a été fondé en 1756 à Saint-Pétersbourg. Son origine remonte à la troupe de Fiodor Volkov, un marchand de Iaroslavl passionné de théâtre qui avait créé une compagnie dans sa ville natale avant d'être convoqué dans la capitale par l'impératrice Elisabeth.

Qu'est-ce que le « Voyage de Saint-Pétersbourg à Moscou » de Radichtchev ?

Publié en 1790, cet ouvrage d'Alexandre Radichtchev décrit les souffrances des serfs et critique le système social russe. Catherine II l'a qualifié de « rebelle pire que Pougatchev ». Radichtchev a été condamné à mort puis exilé en Sibérie, dans l'un des premiers cas de répression intellectuelle en Russie.

Comment le système éducatif russe s'est-il développé au 18e siècle ?

Le système éducatif a connu une expansion majeure sous Catherine II, avec la création de 315 écoles accueillant environ 20 000 élèves à la fin du siècle. Ivan Betsky a proposé de créer une « race nouvelle d'hommes » par l'éducation. Cependant, les paysans, soit plus de 90 % de la population, restaient exclus du système éducatif.